22.09.2007
MiP dans Libération
Un article à lire dans le Libé d'aujourd'hui (22/09/2007) : Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts dézinguent dans leur chronique télé les émissions comiques de la rentrée.
Dans le collimateur : Made in Palmade.
Et les deux journalistes font feu à volonté :
Badaboum Badaboum chez Palmade qui impose des contraintes à ses apprentis, genre : utiliser le mot «eau» dans le sketch. Ce qui donne lieu à cette vanne, nucléaire : «Je suis passée par la porte Maillot, d’ailleurs avec toute cette eau, j’aurais pu venir en maillot.»
Evidemment, c'est un peu vexant. Mais, restons positifs, je remercie au passage les auteurs de l'article d'avoir rappelé le principe des "contraintes", sur lequel repose une partie de la dynamique comique de l'émission.
D'ailleurs nos deux compères ne peuvent qu'apprécier ce type de petit jeu, eux qui sont à l'origine des digressions philosophiques d'André Manoukian dans la Nouvelle Star (car ce sont les mêmes journalistes qui, via leur blog, imposaient d'une semaine à l'autre à Dédé de placer des citations fumeuses Made in Nietzche au cours de l'émission... D'où le crypto-surnom de "5ème colonne" dont les gratifiaient mystérieusement Manoukian à longueur de Nouvelle Star...).
Donc si ça me chagrine que Made in Palmade se fasse défoncer dans Libé, il s'agit là à l'évidence d'un malentendu provisoire, tant nos références communes sont nombreuses (les contraintes façon OuLiPo & Julien Doré).
Le principe de base de Made in Palmade étant validé par la presse branchée, que pouvons-nous faire à présent au niveau de l'humour pour maximiser la satisfaction des Libé-people ?
Je pourrais déjà arguer que la "vanne nucléaire" dont les journalistes se moquaient ci-dessus a été odieusement sortie de son contexte, un contexte magnifique puisqu'il s'agissait d'une parodie d'un film de Claude Sautet, ambiance Plage-Etretat-70's-Bulot, sans doute le meilleur sketch des deux premières émissions.
Mais plutôt que de batailler contre des moulins à vent, je préfère faire amende honorable et m'engager sur le long terme (je demande un peu de temps pour rôder ma formule).
Alors oui ami Journal, attends-toi à ce que nos futurs sketchs soient beaucoup plus Libé (= concept fun & freesex).
Le passé c'est le passé, mais par exemple j'aimerais bien te re-pitcher le sketch "Film de Sautet à la Plage" en ces simples mots :
«Je suis passée par la porte Maillot, d’ailleurs avec toute cette eau, je suis venu sans maillot.»
C'est tout de suite plus sexy (et tout aussi drôle il me semble).
Et ce n'est pas fini.
Dès la prochaine émission (demain dimanche), les sketchs vont tous être méga hot !
En effet, je vous rappelle les contraintes pour l'émission de demain :
- La chaleur monte
&
- ... en fait c'était sa mère
Et à tous ceux qui doutent de la radicalité de notre humour, je livre cash le sketch que je dois faire valider cet après-midi au Conseil d'Administration de Made in Palmade.
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SKETCH : LE SAUNA
Arnaud Tsamère et Bilco se font une bonne suée tout en parlant à bâton rompus. Alex Lutz est assis et ne parle pas, il est isolé dans son coin, les yeux fermés, la serviette sur les yeux (= Alex Lutz fait le figurant).
BILCO : Tu connaîs mon copain Ferdinand ?
ARNAUD : Vaguement.
BILCO : Je t'ai raconté pour son père ?
ARNAUD : Non.
BILCO : Attention, je ne délire pas, c'est une histoire vraie. Donc son père, un jour il en a eu assez de se mentir et il s'est fait opérer pour devenir une femme.
ARNAUD : D'accord et alors ?
BILCO : Et ben sa mère, par amour, dans un véritable geste d'amour... Mais attention c'est une histoire vraie ! Par amour donc elle s'est fait opérer pour devenir un homme et continuer à vivre avec son mari.
ARNAUD : ah ouais.
BILCO : Et donc t'imagine Ferdinand... Son père, en fait c'était sa mère.
ARNAUD : D'accord.
BILCO : Alors je me demande un truc : qu'est-ce qui a poussé sa mère à se faire opérer ? Est-ce vraiment un acte d'amour ou est-ce qu'elle préférait devenir un transexuel parce qu'elle refusait d'être une lesbienne ? ... avec son mari je veux dire...
Alex Lutz se lève, l'air un peu dépité, et quitte le sauna.
ARNAUD (énervé) : Ah bah voilà c'est malin.
BILCO (de bonne foi) : Hein ?
ARNAUD : T'as pas arrêté de soûler ce type avec ton histoire bizarre et tu l'as mis mal à l'aise.
BILCO : Quoi !!
ARNAUD : Mais évidemment ! Voilà un Monsieur qui vient au sauna pour passer un bon moment, se détendre sans penser à rien, et qui n'a pas forcément envie de rentrer dans les détails les plus sordides de la sexualité des parents d'un type qu'il connaît pas !
BILCO : Arrête... Va pas me mettre ça sur le dos...
ARNAUD : Mais si ! Tu l'as choqué et ça arrive régulièrement avec tes délires, tout le monde ne partage pas ton sens de l'humour...
BILCO : Arnaud ! N'IMPORTE QUOI ! Ce type est parti parce q
ARNAUD : Ah ouais. PARCE QUE QUOI ?
BILCO : Mais enfin, parce qu'il avait chaud.
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Rendez-vous demain, 20h20, sur France 3.
13:10 Publié dans MADE IN PALMADE | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Libération, Garrigos, Roberts


