28.11.2006
Mémo : Bilco à 20h00 aux Blancs Manteaux
Lundi 27 novembre, je fais ma traditionnelle sieste d'avant-spectacle. Pas parce que je suis fatigué, mais pour ne pas être fatigué sur scène. Une sieste de professionnel. Une sieste d'Actor's Studio. Comme une sieste avec un sombrero avant de jouer un mexicain. Una puta de siesta. Avec une assiette de pâtes avant, comme pour une course à pieds, au cas où tout le monde aurait oublié de s'inscrire et qu'on serait que 14 à prendre le départ du Marathon de Paris. Il y aurait un coup à jouer là ! Une sieste de rêve...
Je me réveille à 20h30. J'ai dormi genre 7 heures de suite, lâché par mes 4 réveils. C'est une hyperbole. Vous savez ce que c'est une hyperbole ? Moi j'ai une définition très simple : c'est un mec qui dit : "bah voilà, moi à chaque fois que je joue au loto je t'assure je gagne !". Waaah, l'hyper-bol.
Aucune chance que cette blague fasse rire à l'écrit. Je m'en fiche, comme ça je ne serai plus jamais tenté de la balancer sur scène.
Pourquoi cette auto-punition ?
Parce qu'il y a un truc que j'ai visiblement pas assez répété sur ce blog (sinon je m'en serais souvenu), c'est que "Bilco dans En campagne contre la violence urbaine", c'est un one-man-show tous les dimanche, lundi, mardi jusqu'au 31 décembre à 20h00 aux Blancs-Manteaux. A 20h00. Aux Blancs-Manteaux. A 20h00. Or, il est 20h30 et je me réveille. On est un lundi. C'est un mauvais rêve ? Non, un mauvais rêve c'est mon premier paragraphe. Là c'est juste un cauchemard, le genre de truc qui donne envie de passer la frontière pour se réfugier dans le folkore mexicain. C'est ce que j'ai fait d'ailleurs.
Ca aurait pu être pire ? Je ne sais pas. Si j'imagine. Bien sûr, voyons voir le volume de mon encyclopédie Famille 2000 sur les "pires craquages de comiques"... Hum, d'accord... Dieudonné + Bedos au Zénith, le dernier Podcast de Bernard Mabille sur le poisson pané ou le stand-up américain qui casse sa guitare sur la tête d'un spectateur ? Mouais... Aujourd'hui, je n'arrive pas vraiment à leur en vouloir. Bien sûr ! ils ont fait des trucs horribles, mais bon, en même temps ils s'étaient réveillés.
Ca aurait pu être pire ? Oui, bien sûr, j'aurais pu péter les plombs pendant un spectacle et balancer une tirade raciste à un spectateur noir qui m'aurait embêté, comme tout récemment Michael Richards, le comédien qui jouait Kramer dans la sitcom Seinfeld.
Evidemment la vidéo est sur Youtube, le type est la nouvelle honte de l'Amérique, les médias l'ont baptisé KKKramer parce qu'il serait aussi raciste que Katrina, le Kazakhstan et les Krayons de Couleur réunis.
Oui ça aurait pu être pire. J'aurais pu monter sur scène et balancer comme lui "Fifty years ago, we would have put a fork up in your ass, you nigger".
Quoique... "Il y a 50 ans je t'aurais enfoncé ta fourchette dans les fesses", ça sonnerait pas si mal pour une répartie dans une ambiance cabaret.
Ca aurait pu être pire : j'aurais pu devoir m'excuser maladroitement devant 20 millions de téléspectateurs au David Letterman Show, et voir malgré cela ma carrière s'arrêter net.
Quoique, s'excuser devant 14 internautes de n'avoir pas pu commencer sa carrière parce qu'on dormait, je vous jure c'est assez pénible.
Je suis désolé pour les spectateurs qui s'étaient déplacés hier soir. Je tiens des invitations à leur disposition sur esclavedebilco@hotmail.fr
(allez ! ça aurait pu être pire, et j'aurais eu l'air malin avec cette adresse mail...)
14:25 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.05.2006
La vérité sur l'esclave de Bilco

7 commentaires en à peine deux mois d'existence : la marée humaine qui submergeait ce blog commence tout juste à refluer.
"Esclave de Bilco", cette frêle coquille de moi dans laquelle je me cachais, espérant la tempête, commence à sonner le creux...
Mon raisonnement de départ était simple : "faire mon blog, c'est bateau... alors que si quelqu'un le fait à ma place, ça devient... je sais pas, cool ?"
"Esclave de Bilco" reposait donc sur une stratégie marketing géniale mais en avance sur son temps : un humoriste avec un fan-club de 1 personne, c'est original, mais le blog d'un inconnu sur un inconnu, c'est le naufrage assuré.
Et Bilco, esclave de lui-même, rama pour faire vivre son anonyme galérien...
La mer se retire, les masques tombent, Bilco c'est moi et je suis toujours à flot. Le temps d'écoper et il restera l'essentiel, juste un site Internet où je parle de mon one-man-show.
Et c'est fini le blogging à vau-l'eau, petit navire en équilibre précaire sur sa dérive !
(Cf photo ci-dessus... Clin d'oeil ultra-didactique assumé : fini le second degré, les identités multiples et tout le bazar, place à la sim-pli-ci-té).
Maintenant il y a un capitaine à la barre et un nouveau cap pour le blog challenge : plus de transparence pour profiter du spectacle !

Moi, Bilco (de face)
13:46 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
16.04.2006
Objectif NO-TO-RIEU-TEU
Une image et sa légende à l'arrache : mon "gentil blog" se looke en "badboy myspace", amorce de mue vers l'âge adulte...
Comment accéder à la NO-TO-RIEU-TEU ?
Le secret : assumer.
Tu t'apprêtes à faire un One-Man-Show entier sur les émeutes en banlieue devant un public essentiellement familial ? Et alors ? Assume.
Ton plan initial était d'écrire notoriété en majuscules, mais sans les accents sur le E, les internautes risquaient de lire
"NO-TO-RIEU-TEU" ?
Oh oh oh mais c'est grave ça !
Regarde ce sale Punk avec ses cheveux bleus. Tu crois que lui, il n'assume pas ?
Tu crois peut-être que c'est le genre de Zombie à utiliser la fonction "Yeux Rouges" de son appareil photo numérique ?
Tu crois peut-être qu'il assume pas son look et qu'il roule dans une Testarossa noire parce que rouge-c'est-un-peu-voyant ?
Assume, ne cherche pas à biaiser, à tricher, c'est quoi que tu veux ? La NO-TO-RIé-TIé ?!! Mais laisse moi rire très fort : hA hA hA aH ah !
Je ris de toi, car j'en ai assez que tu fasses les choses à moitié. Typographiquement déjà.
TU VEUX SCORER AVEC CE BLOG, QU'ON PARLE DE TOI DANS LES MEDIAS ?? MAIS ALORS SOIS VRAI, ARRETE DE TE CACHER, DONNE, NOM D'UN CHIEN !
VA JUSQU'A ECRIRE DE VRAIS GROS MOTS SI C'EST CA QUE T'AS ENVIE ET PAS DES "NOM D'UN CHIEN" DE MERDE ! PUTAIN MAIS PARFOIS J'AI HONTE DE CETTE AUTO-CENSURE PERMANENTE QUI FAIT ECRIRE NOM D'UN CHIEN QUAND ON A ENVIE DE DIRE ENCULER DANS LE CUL SALOPE DE MERDE !
Je vais être très clair :
1) Ce blog sympathique est ringardisé dans sa forme actuelle par la première page MySpace venu et je le dis. Premier aveu d'une démarche visant à l'authenticité totale, ma planche de salut.
2) Le personnage auto-fictionnel "Esclave de Bilco" ne fait pas le poids face aux artistes électro aux identités-concepts béton pour la médiatisation.
Je l'assume et l'illustre avec le zombie Kavinsky, "mort en 1986 dans un accident de voiture, qui revient pour se venger et mettre le feu aux dancefloors".
C'est pas de la bombe de pitch, ça ?
En plus, il revient avec les cheveux BLEUS et une Testarossa ROUGE. Il se la pète et il t'emmerde, d'accord ?
Et si ça se trouve, comme si on était déjà pas totalement fan de lui, quand un petit connard à moto le grille au démarrage, son sang de zombie ne fait qu'un tour, de la main droite il passe les vitesses en trombe, de la main gauche il remonte péniblement la fenêtre en tournicotant la manivelle (c'est une Ferrari de 1986) et là il pousse dans un grogrement rauque son juron préféré :
Nom d'un chien !
Et là c'est classe.

14:00 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
14.03.2006
Mise en orbite
Ce que je vous propose pour ce premier post, c'est qu'on y aille doucement sur les présentations et qu'on rentre dans le vif du sujet.
(Relisez cette phrase : elle veut dire exactement le contraire de ce que j'avais en tête... Ca commence bien).
Pour être bref :
Moi : UTA
Lui : Bilco, comique
Ma mission (où quand et pourquoi je l'ai acceptée : patience...) : lui donner un coup de main pour qu'il gagne de l'argent avec ses blagues.
Voilà c'est très business comme approche, mais on va pas tourner autour du pot : à lui le côté artistique de la chose, je me charge du reste.
En résumé, nous avons tous les deux une relation strictement professionnelle et en même temps, je suis bénévole.
Ca s'appelle de l'esclavage ; bienvenue sur mon blog.
12:05 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



