06.12.2006

Télérama 06/12/2006

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Voilà un article qui raconte pas mal de détails sur ma vie privée, ce qui m'amène à me poser la question : mais comment font ces damnés paparazzis ?

 

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J'aime bien ce métier "cadre de banque"... Je comptais sur la journaliste pour trouver une formule plus élégante, mais elle a hélàs choisi de retranscrire fidèlement mes propos. 

 

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Pour que  les lecteurs de Télérama puissent avoir une idée de ce que je fais sur scène, j'ai fouillé dans mes archives et retrouvé le sketch sur Charles Millon dont parle l'article.

Attention, il ne s'agit pas d'un sketch sur Charles Millon ministre de la Défense (les amateurs de sketch sur les ministres de la Défense sont déjà bien servis en ce moment) mais d'un sketch sur Charles Millon président de Conseil Régional qui avait passé des accords avec le Front National, ouh le vilain.

Et oui, à l'époque (2003) j'allais à la facilité.

 

Mais je ne céderai pas pour autant à la tentation qui consiste à dénigrer ses oeuvres de jeunesse. Tout n'est pas à jeter dans ce texte, mais il avait été gravement incompris lors de son unique représentation.

Je le livre aujourd'hui à votre jugement, enrichi de quelques commentaires afin de le resituer dans le contexte de l'époque :

 

 

SKETCH COLLECTOR :  Où sont les cons ?  BILCO  / 2003

 

(C'est la toute fin de l'été et ma famille se réunit au complet pour fêter une série d'anniversaires. Ma cousine de 10 ans vient de triompher avec un medley de chants grégoriens. De retour de 3 mois comme GO au Club Med, je profite de l'occasion pour monter sur le podium de fortune et tester quelques nouvelles blagues.

Je commence par mettre tout le monde à l'aise en tentant de ridiculiser en une seule phrase l'apathie gouvernementale face à la canicule meurtrière et la tradition syndicaliste de ma famille de profs...)

 

 

"Bonsoir à tous, merci... Je crois que la rentrée sociale s'annonce chargée, les profs n'ont pas digéré qu'on enterre leurs revendications pendant la trêve estivale. J'ai l'impression qu'ils veulent se venger. Mon petit frère est en 5ème, il m´a raconté que son premier sujet de rédaction de la rentrée, c'était :

 

« Racontez ce que vous avez fait pendant les vacances du gouvernement. »

 

... "

 

(Le public ne réagit pas, peut être parce qu'il n'a pas eu la chance de lire mes explications au préalable.)

 

"... enfin c'est un peu facile de dire que c'est toujours la faute des autres. Par exemple, j´ai remarqué ça au Club Med. A table on me disait souvent :

« Pour toi, ici ca doit être une source d'inspiration idéale parce qu'il y a vraiment des cas...»

Mais tout le monde me répétait ca... Le problème c'est que jamais personne n'est venu me voir en me disant :

"Ecoute Bilco : je me la pète, je suis jamais content, je double tout le monde dans les queues, mes enfants sont mal élevés…

JE SUIS UN GROS CON, FAIS UN SKETCH SUR MOI !!!!"

 

... L'enfer c'est toujours les autres... pour reprendre l'expression à la con d'un philosophe dont l'histoire retiendra la femme."

 

(Ca commence à prendre, les visages sont détendus, je gagne en confiance, jusqu'à ce que...)


"Enfin, il n'y a pas de raison non plus pour qu´il y ait des cons seulement au Club Med... (Je scrute la salle)

J'irai plus loin : question connerie, je vois pas en quoi vous seriez différents de la clientèle du Club Med...

...


C’est pas parcequ’on est pauvre qu’on est moins con !

 

Au contraire."

 

 

(Je n'avais jamais compris pourquoi cette blague avait fait un bide jusqu'à ce que ma mère m'apprenne que dans la famille, il y avait vraiment des pauvres !)

 

 

"... Alors pour trouver les cons, on va procéder méthodiquement :

Pour 150 000 Euros, qui aurait balancé des résistants pendant la guerre ?

..."

(Personne ne bouge. Silence sépulcral. Mon père fixe nerveusement ses chaussures.)

 

... Qu´est-ce qu´il y a ?... Répondez ! C´est les Euros qui vous gênent ? ... OK ! pour le dire avec des Francs :

 

Pour 1 Millon, combien de nazis ?

..."

 

(Le jeu de mots se noie dans le silence abyssal. Mon père regarde toujours ses lacets. La solution du garrottage s'impose dans son esprit.)

 

 

"Bon allez, quoi, qui aurait dénoncé des résistants pendant la guerre ? Alleeeezz, on se lance !"

 

(Je tente de chauffer avec un abattage à la Nagui, période Nulle Part Ailleurs cette fois. Heureusement, mon oncle désigne son beau-frère. Rires épars.)

 

"... Ah sympa toi tu montres ton pote du doigt... C'est pas bien de montrer du doigt, ahahah.

Surtout qu'étant donné la question, c´était peut être pas une très bonne idée de balancer ton voisin, ahahah !"

 

(J'ai arrêté assez vite le "ahahah" en fin de phrase.)

 

"J´aime pas trop les gens qui disent putain y a des cons !... Généralement c´est des gens lucides... mais qui cherchent pas au bon endroit... Exemple les types qui te font :


« Ahlala qu´est-ce qui sont grave sur l´île de la Tentation ! Qu´est ce qu´ils font là-dedans ? C´est des pauvres mecs.. J´ai regardé tous les soirs eh ben c'est à se demander s'ILS ONT VRAIMENT RIEN D´AUTRE A FAIRE DANS LA VIE ? »

 

..."

 

(Attention la petite morale de fin de sketch se profile... Une tentative désespérée de rattrape façon dernier album de Renaud.)

 

" Alors ils sont où les cons ? Moi j'ai tendance à penser qu'ils sont partout… mais vraiment partout. A la limite pour moi c´est presque trop facile d'en trouver un… il suffit que j'ouvre les yeux... et que je regarde juste un peu moins loin que le bout de mon nez…"

 

 

(Salut. Applaudissements.)

20.09.2006

20 Minutes 20/06/06

- "En fait je crois que je préfère 20 Minutes à Métro."


- "Toi, ça fait trop longtemps que tu bosses."

 

Ce genre de réplique appartiendra peut-être bientôt au passé. En effet, 20 Minutes s'impose progressivement comme le quotidien gratuit de référence, et semble bien parti pour gagner la bataille des coeurs (et Métro la bataille des mains sales vu la qualité de leur papier).

 

Comme on peut le voir dans l'exemple ci-dessous, la force de 20 Minutes réside dans la clarté de la mise en page :

 

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... signe d'une grande rigueur dans la hiérarchisation de l'info :

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Pompage du dossier de presse : 4 %

"Humour saignant", c'est dans mon pitch de base, mais j'avoue que ça se marie bien avec le fond rouge.

 

Angle adopté : Lâchage et concision.

Faute de place, le journaliste s'échauffe rapidement sur une thématique classique (Ange ou Démon ?) avant de partir un tantinet en live (surfer loin d'une autoroute ?!...).

Et puis, "grand escogriffe" sonne un peu comme une méchante redondance, non ? A-t-on jamais vu un "petit escogriffe" ? Encore une preuve de l'ignorance crasse de ces bataillons de plumitifs...

Direction quand même le dictionnaire pour vérifier.

 

ESCOGRIFFEHomme de grande taille (alors là je me marre franchement) et d'allure dégingandée. Surtout dans un grand escogriffe. "Don Basile, un grand escogriffe, long, sec, jaune et bilieux". Gautier

 

Autant pour moi. Tout le monde peut se tromper.

Et en ce moment, je ne suis pas le seul à me faire ridiculiser par Le Petit Robert... Voire la polémique sur la définition du mot "colonisation", polémique où quelques associations se mettent particulièrement "en valeur" (là non plus, aucune connotation positive...).

 

Ce qu'on apprend sur le bon usage de la langue française : Attention, les pages culturelles sont souvent rédigées par des journalistes culturels !

Et donc mieux vaut se taire quand on a rien dans le CRAN.

19.09.2006

Ouest France 06/05/06

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Dans le maquis de la presse régionale, ce quotidien a la réputation d'être l'un des résistants les plus farouches à la collusion médias-politiques.

Un ancien correspondant du Courrier Picard, cité par Acrimed, témoigne :

"Aujourd’hui, même Ouest-France, ils vont voir les politiciens du coin, ils leur demandent s’ils ont fumé un joint. Nous, on fait ça, c’ est pas possible, on va choquer les lecteurs."

Dans le cadre du festival de Dinard, j'ai eu la chance d'être interviewé par un de ces audacieux journalistes. "Justice et Liberté" : qu'en est-il exactement ?

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Pompage du dossier de presse : 0%

L'interview se déroule à l'ancienne, dans une ambiance de franche rigolade : journaliste contemporain de Rouletabille et du mystère de la chambre jaune, questions boostées à l'hélium liquide "Vous avez pris quel genre de train pour venir ?" "Que pensent les Parisiens de la Bretagne ?"... Mes réponses sont scrupuleusement consignées dans un carnet à spirales sous forme de hiéroglyphes, jusqu'à ce qu'une panne de crayon à papier ne coule l'entreprise.

Au final, le reporter papyvore rejette mes citations comme la marée les cadavres des noyés, oxygénées à l'eau de mer, caricatures boursouflées de l'original.

 

Angle adopté : Anti-UDF

Le journaliste le plus à l'Ouest de France a réussi à m'associer à sa guérilla personnelle contre le député Jean Lassalle, alors qu'en bon soldat de la petite phrase, je tentais juste de caser ma blague sur la neutralité idéologique des fast-food en période de grève de la faim "Gandhi devrait aller à la Brioche Dorée, ça compte pas, c'est pratique...".

De quoi donner du grain à moudre à François Bayrou, actuellement en campagne contre le verrouillage de la campagne présidentielle par les grands médias.

 

Ce qu'on apprend sur les journalistes : Ne touchez pas à leur régime spécial de retraites !

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... Ils peuvent partir à 55 ans ou à 40, tant qu'on autorisera les plus de 75 ans à couvrir bénévolement les festivals d'humour, je dis qu'on n'a pas fini d'apprendre en lisant la presse.

Pour preuve, dans la même édition, un autre titre très "Justice & Liberté" pour introduire les Devals & Gaudin, un duo de collègues humoriste :

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15.09.2006

20 Minutes 24/04/06

Je vous avais promis d'analyser à la loupe la couverture médiatique dont j'ai bénéficié dernièrement. Je me lance, armé de toute la puissance de mon intransigeance. Tremblez, grands médias !

Commençons sans trop de pression par le supplément "spécial comiques" paru uniquement dans l'édition nantaise du gratuit 20 minutes.

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Ce fascicule a été réalisé à l'occasion du premier festival Juste pour rire Nantes-Atlantique qui s'est tenu en du 25 avril au 1er mai 2006 dans la ville de Nantes-Atlantique.

Que ce soit bien clair : aucune des attaques fielleuses qui vont suivre n'auront pour cible ce festival, car j'apprécie le travail de la production Juste pour rire, et je crois au destin politique international de Jean-Marc Ayrault. Un maire capable de jumeler sa ville avec un océan mondialement connu est forcément appelé à faire une belle carrière.

Je n'en dirai pas autant du concepteur de cette trop avenante couverture... Un festival de l'humour symbolisé par un grand sourire : quelle bonne idée !

Les voyageurs du tramway nantais sont vraiment des enfants gâtés : un gratuit sur le quai, à l'intérieur du gratuit, un supplément bien gratuit aussi et qui en plus a clairement envie de devenir leur ami ! Attendez les enfants c'est pas fini : on a pensé que pour le goûter, vous pourriez manger les yeux de notre supplément. Sur-prise ! Des petits beurres... Et son nez ? Une fleur ! Avec mon ami supplément, j'ai vraiment envie de crier "c'est sup-sup-sup super !". Excuse-moi, je peux t'appeler Supp' ? C'est bien vrai ?! Chic alors, j'espère que Super Supp' sera disponible pour mon goûter d'anniversaire.

 

L'antithèse de cette image, c'est l'affiche du dernier festival de Tournon-sur-Rhône : personne ne se marre, pourtant on a tous envie d'y aller (et on aurait raison).

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Merci au dessinateur Jul pour ce moment absurde. Après cette respiration bienvenue, rentrons dans le vif du sujet, et analysons l'article qui m'est consacré :

 

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Pompage du dossier de presse : 99 %

Et même 100 %, ce ne serait pas un drame en soi. Le but déclaré de ce supplément n'a jamais été de faire de l'information, mais bien de présenter en quelques lignes de jeunes artistes. Dans cette optique, le fait de reprendre quasiment intégralement le pitch de mon spectacle est plutôt une bonne idée. Le lecteur ne peut pas croire que c'est le journaliste qui a rédigé ce texte, le risque de confusion entre du rédactionnel et du publi-reportage est donc nul. Le cahier des charges des bonnes pratiques journalistiques semble être respecté.

Le seul problème vient du recopiage. Le journaliste a en effet trébuché au moment de relire ses notes d'interview. La version originale (figurant en toutes lettres au verso de mon flyer) donnait ceci :

 

"Ambiance conviviale, humour saignant sur sujet brûlant : plus qu'un stand-up, une pierrade."

 

Je trouve ma version plus attractive... Parce que "Plus qu'un stand-up, une tirade." !? Ca donne pas envie : le jeune comédien connard qui grimpe sur les planches pour déclamer sa tirade... Brrrrrr...


N'importe quoi
aurait été préférable à cette coquille prétentieuse.

 

"Ambiance échevelée, humour désherbant sur sujet touffu : plus qu'un stand-up, une pelade."


"Ambiance Mireille Dumas, humour bon enfant sur sujet déprimant : plus qu'un stand-up, pierre palmade."


"Ambiance Jamel Comedy Club, humour débutant sur voitures brûlées : plus qu'un stand-up, plusieurs stand-ups."

 

 

Angle adopté par le journaliste : Objectivité totale.

Cf. la légende de la photo : "Un parisien de 28 ans"... Jusque là tout allait bien.


Qu'apprend-on sur les médias ?
Le vrai problème n'est pas que certains journalistes se bornent à recopier les dossiers de presse, c'est qu'ils les recopient mal.

Pour éviter ce genre de mésaventures, mieux vaut avoir affaire à un journaliste concerné par son travail et qui se lâche dans son papier, plutôt qu'à un moine copiste bigleux, dénué du sens de l'humour au point de trouver normal de faire des tirades plutôt que du stand-up.

Méfions-nous aussi des suppléments gratuits, prompts à te cajoler, à t'offrir un DVD ou une sucette sous blister : sous leurs airs affables se cache peut-être un guide pédophile.

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Plus que jamais : pour choisir votre spectacle comique, faites gaffe aux journaux sans journalistes.

Ultime exemple, avec ci-contre l'affiche de mon premier spectacle.

Essayez donc de deviner sous quel nom et quel titre m'a annoncé l'Officiel des spectacles ? (Indice : lâchez-vous, à ce niveau, c'est plus de la coquille, c'est du sabotage)

13.09.2006

Médias : tous esclaves de Bilco ?

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Dans le sport national qu'est devenu la critique des médias, j'avais jusque là choisi de jouer en défense.

J'avais préféré laisser à d'autres (Là-bas si j'y suis, Acrimed, Fakir, Le Plan B) le soin de démasquer les impostures médiatiques. Ce sont de meilleurs attaquants, car ils ont le sens du but.

 

"Dénoncer les conflits d'intérêt, les copinages, le prêt-à-penser, les raccourcis journalistiques" : leurs intentions sont clairement proclamées, ces gens-là savent où ils veulent aller.  

 

Certes, ils peuvent être violents dans leurs propos, mais leur statut de franc-tireurs ultra-minoritaires leur permet d'agresser les médias dominants en toute impunité (celle que je leur accorde, parce que les procès pour diffamation intentées par des notables outragés conduisent régulièrement ces journalistes devant les tribunaux).

Ils font feu de tout bois et n'appartiennent à aucune chapelle. A gauche de la gauche ils mettent dans le même sac les journaux Dassault ou Rotschild... On peut les trouver trop révolutionnaire, trop intransigeant pour avoir un impact sur les événements et leur perception par le grand public. Mais pour certains d'entre eux, rien que leur nom les dispense à mes yeux des obligations un peu chiantes de la sacro-sainte critique constructive. Lecteur, ils veulent te mordre pour te réveiller. 

Des enquêtes sociales au long cours, un mauvais esprit réjouissant pour se moquer des puissants : vous m'avez compris, je vous encourage à compulser les meilleurs de ces périodiques.

 

Cependant, à force de les consulter moi-même, j'ai aussi fini par trouver dans des publications alternatives de moindre calibre une partie du matériau comique qui compose le spectacle "Bilco en campagne contre la violence urbaine" : gauchisme angélique sur les questions de sécurité, utilisation de poncifs pour dénoncer la xénophobie et l'islamophobie, fantasmes orwelliens sur la vidéo-surveillance, théories du complot en tout genre...

Au final, je balance sur scène pas mal de piques contre ces critiques des médias.

Une question me vient alors : se pourrait-il que ce soit mon côté "chien de garde du capitalisme" (allié à un humour de qualité depuis 1889...) qui m'ait valu une floppée de bons papiers dans les journaux à fort tirage ?

Mes prochains posts seront donc consacrés à une revue de presse de ces différents articles. Mais elle ne prendra pas la forme d'un pénible panégyrique. J'ai trop lu Acrimed ou Fakir pour croire que seul mes talents comiques m'ont valu cette gratifiante exposition.

 

Pourquoi alors mettre en ligne mes coupures de presse ?  

Pour que nous puissions ensemble, en utilisant les outils d'une critique radicale des médias, révéler les conflits d'intérêt, copinages, et autres scandaleuses pratiques du milieu journalistique qui auraient pu le conduire à apprécier mon spectacle !

A l'attaque... A quelques jours d'une générale de presse aux Blancs-Manteaux, je n'ai plus qu'à marquer un maximum de buts contre mon camp, pour éclaircir les bancs et resserrer les rangs...

10.04.2006

Figaro Etudiant 09/02/06

La carrière médiatique du comique Bilco commence ici.

Malgré le fait que je sois son attaché de presse officiel, je n'y suis pour rien, le Figaro Etudiant avait déjà chroniqué le "Club des Rêves" il y a deux ans, ils ont juste réactualisé le sujet, ça leur plaît les étudiants qui bifurquent...

Ce n'est en effet pas anodin que le premier article de presse sur Bilco se rattache à son passage à l'Essec : le package "études supérieures + carrière artistique" cartonne toujours auprès des journalistes. Ca me rappelle Jean-Philippe Durand, un footballeur moyennement obscur sur qui on faisait des papiers quand on cherchait un intello du ballon rond... Une petite recherche sur Google et j'apprends que Jean-Luc Sassus et Jean-Christophe Thouvenel étaient dans le même cas... Un article un peu chiant, qui n'aura pas dû motivé beaucoup de jeunes footeux à réviser leurs cours dans les centres de formation, et c'est dommage car seulement 10% d'entre eux signeront un contrat professionnel.

Bref l'article sur Bilco ne donnera envie à personne d'aller le voir sur scène, être passé dans une école de commerce condamne-t-il à avoir l'air bien chiant en interview je vous le demande, et est-ce que tes parents l'ont bien pris ? Eux qui avaient payé tes études et blabla et blablabla ?... C'est vraiment très intéressant Bilco, mais nous on préfère aller voir le One-Man-Show de Jean-Luc Sassus, ça a l'air nettement plus fun.

 

Je lance donc un grand chantier de réflexion sur le thème : "trouver une façon plus sexy de communiquer sur le parcours professionnel de Bilco".

28.03.2006

De l'importance d'un attaché de presse...

Une nouvelle très encourageante : je suis en pourparler avec un café-théâtre parisien bien connu pour programmer Bilco à l'horizon de Juin. Le challenge, pour lui comme pour moi, sera de passer la barre : entre assurer les affaires courantes à la Taverne de Nesle (bar sympa avec une petite scène, 30 places, à Odéon pour ceux qui connaissent, entrée libre) le mercredi 20h00 et jouer trois soirs par semaine (pas les meilleurs forcément) dans un vrai théâtre, 15 € la place, pendant la Coupe du Monde de Foot, il y a une vraie division d'écart.

 

Deux solutions s'offrent à moi :

- Soit je me mets au boulot sérieusement en repensant de fond en comble la communication du Bilco

- Soit je mise sur une élimination précoce des Bleus ainsi que de toutes les autres favoris, en espérant que des huitièmes de finale type Corée du Sud-Angola donneront envie aux Français d'aller rigoler devant des humoristes, et pas juste en pensant sadiquement aux droits télé acquittés par TF1...

Dans l'attente de connaître l'état de forme de Zidane & co, je peux toujours commencer par réfléchir au look de scène du comique le plus dépenaillé de la place de Paris. Etat des lieux :

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Convocation d'une puissante image comique, Bilco au festival de Nozay (91), Septembre 2005

 

 

Même s'il irradie de cette image une espièglerie sans égale, je ne peux m'empêcher de ne voir qu'Elle : la chemise Paul & Joe de l'été dernier...

Je passe sur la composition florale plus ou moins heureuse pour en arriver à l'essentiel : je refuse de travailler pour un comique portant cette marque ! Il se trouve que mode et communication font partie de mes dadas, et que j'ai depuis quelque temps une dent contre Paul & Joe pour cause de "Crime contre le dossier de presse"...

Je vous laisse apprécier la définition de "l'homme Paul & Joe" sur http://www.paulandjoe.com/fr/home_fr.html :

"L'homme Paul & Joe de l'été 2006 est un rocker, un vrai. A la tête d'un groupe de rock qu'il a monté avec ses copains, il se rêve Mick Jagger. En vacances avec sa bande, blouson de cuir, jean qui lui colle à la peau, il ne tarde pas à drainer des groupies."

 

Le rock revival, ça date de quand déjà ? Franz Ferdinand et consorts, c'est du tout récent où est-ce que chez Paul & Joe on serait pas un tout petit peu à la masse ? Et quand bien même il serait à la pointe de la mode (un peu leur boulot quand même...), est-ce que ça les autorise à aligner les poncifs de la virilité moyennâgeuse ? "Drainer des groupies"... ! La classe mondiale.

Mais quel est le branquignol de concepteur-rédacteur qui leur a pondu de tels clichés machistes mâtinés de travaux publics ? "Drainer des groupies"... et pourquoi pas "Abdos de béton, Paul & Joe mouillent leur chemise et terrassent les nymphos"  ou encore "Charriant un max de putes dans son sillage, Le Paulojo fait la fierté des chantiers navals de l'Atlantique" ?

 

Mais finalement rien d'étonnant de la part d'une bande de fleuristes qui nous avait déjà livré le secret de l'Homme de l'été 2005 : de mémoire ça donnait quelque chose comme :

"L'homme Paul & Joe est un pilote, un vrai. Steve Mac Queen dans Bullit, il est toujours placé en tête de la course, souvent vainqueur..."

 

Apologie de la vitesse, philosophie rock'n roll miteuse et datée (je vous le dis, le Rock aujourd'hui, c'est l'humour), l'homme Paul & Joe est surtout un gros beauf.

 

Alors Bilco, change de chemise, mets un pull ou fais toi opérer (en espérant que la femme Paul & Joe soit mieux lotie), tout mais pas ça !

Sinon je serais dans l'obligation de me venger dans le dossier de presse, à base de lieux communs, de comparaisons pertinentes et autres raccourcis Paul & Joesque:

"Héritier de Desproges et de Bourvil, il vitriole les travers de nos sociétés avec une chemise tendre & féroce blabla blabla... un humoriste, un vrai !"

Ca donne envie.