29.07.2006

Street Marketing dans le Marais

Aujourd'hui samedi, à 18H00, je distribuerai aux terrasses des cafés du Marais (Paris 4ème) un prospectus incitant à se rendre sur ce blog au moyen d'une phrase-choc directement tirée de mon One-Man-Show :

" Pas la peine de découper le saucisson en rondelles, mon cul c'est pas une tirelire." 

... 

" Pas la peine de découper le saucisson en rondelles, mon cul c'est pas une tirelire."

J'avais envie de vous laisser la possibilité de la relire, en toute liberté...

Histoire que vous puissiez savourer toute l'ingéniosité de cette action de "street marketing" conçue par mon attaché de presse, Anthony.

Inutile de vous préciser qu'il a stratégiquement choisi le moment et le lieu de l'opération.

Ce slogan interpellera certainement les consommateurs attablés, qui vont se sentir visés à double titre, parce que ce sont sûrement des homosexuels et parce qu'ils prennent l'apéro.

Reste une inconnue : comment cette action de guérilla publicitaire va-t-elle être perçue par les principaux intéressés ?

Il est possible que je sois accueilli par des rires ou par une indifférence polie.

Mais à la lecture de :

"Pas la peine de découper le saucisson en rondelles, mon cul c'est pas une tirelire."

  ... je pense que beaucoup parmi les personnes rencontrées se poseront la question suivante :

"L'utilisation d'une image aussi sexuellement évocatrice dans un bastion gay afin de générer du trafic sur un blog et dans une salle de spectacle ne relève-t-elle pas du géo-marketing le plus sordide ?"

Eh bien non pas du tout ! Je déments formellement toute accusation de démagogie communautaire à but commercial.

Et pour prouver ma bonne foi et m'excuser auprès de ceux que ma démarche aurait pu choquer, j'offre un tarif réduit (10 €) valable pour mon spectacle aux Blancs Manteaux jusqu'au 28 août 2006 à tous les pédés qui imprimeront cet article.      

Commentaires

Cher Alexis.

C'est avec joie que je découvre ton blog, et aussi que ton parcours d'artiste monte de + en +.
Et que dire de tes envolés lyrique sur ce blog.
Il est loin le jeune garçon dont je me souviens avec joie.
Encore Bravo :)

Cedric, un ancien pote d'Esclangon!!!!

Ecrit par : Cédric | 29.07.2006

La vaaaaaaache .....

Hardcore l'accroche .....

Any feedback sur le street marketing de samedi ou tu t es tellement fait péter la gueule que t'oses plus la montrer ?

"Pas la peine de découper la saucisson en rondelles mon cul c'est pas une tirelire, mais si t'enlèves la peau je veux bien faire le cochon!"

Ecrit par : P.Bateman | 31.07.2006

Quand je pense que tu t'insurgeais a la lecture de mes metaphores douteuses... Bientot, a toi les delices des calembours vaseux sur choucroute!
(est-ce que l'exegete en toi se souviendra? Mystere!)

Ecrit par : Masquerouge | 18.08.2006

Un p'tit coucou sur ton blog (bon complément du spectacle d'ailleurs) pour te féliciter pour l'excellente prestation lors de ta dernière hier soir .
On s'est vraiment bien marré, et crois moi ca fait du bien de rire en ce mois d'août pourri.
Et hop, 3 points et j'me casse.

Ecrit par : Antoine Boulin | 30.08.2006

Curieuse démarche de street marketing, j'aurais aimé savoir le résultat.

Félicitations de la part de la famille GUERIN pour ton passage chez Ruquier sue Europe 1 hier. Notre surprise a été grande ! J'espère que ce passage en appellera d'autres. Tu nous a fait rire en tout cas.

Bises

Francois

Ecrit par : Francois | 01.09.2006

Magnifique intervention aux Grosses têtes de RTL le 7 septembre !!

Ecrit par : Funz | 09.09.2006

Alors que je suis sur le point de poster les critiques de presse de "En campagne contre la violence urbaine", je prends ici connaissance d'un questionnement : plusieurs commentateurs-spectateurs s'étonnent que j'ai choisi de résumer mon spectacle d'un trivial :

" Pas la peine de couper le saucisson, mon cul c'est pas une tirelire."

Effectivement, les lecteurs risquent de de s'interroger : est-ce là le Bilco qui surferait "loin des autoroutes de l'humour avec un style totalement ravageur" (20 Minutes du 20/06/06) ?


Deux explications à cela :


Premièrement il s'agit d'une phrase sortie de son contexte. Cela n'aide pas à comprendre sa drôlatique incongruité.

Remarquons que, de manière générale, l'absence d'un contexte est souvent préjudiciable à la bonne compréhension d'une citation.
Prenons par exemple l'édition du 13 juillet 2006 du journal Le Point.
Si, dans l'excellente critique qui m'y est consacrée, j'isole la phrase :
"Ce jeune garçon n'a pas que l'intelligence des textes de son côté."
... une personne qui ne me connaîtrait que par l'intermédiaire de
"Pas la peine de couper le saucisson, mon cul c'est pas une tirelire"
pourrait être légitimement tenté de répondre :


"C'est clair."


Deuxièmement, derrière sa vulgarité feinte, j'affirme que :

"Pas la peine de couper le saucisson en rondelles..."

est en réalité une phrase authentiquement drôle et ce, indépendamment du toujours très controversé potentiel comique de l'anus.


Arrêtons nous un instant et demandons-nous : pourquoi l'anus joue-t-il si régulièrement les guest stars dans les "histoires drôles" ?

Est-ce parceque c'est un trou, SOMBRE & NAUSEABOND ?
Ou est-ce tout simplement parce qu'il est POI-LU !? (dans sa version masculine)

Pas du tout. J'en suis arrivé à la conclusion que l'incontournabilité de l'anus dans tout programme comique vient de son aspect fripé.

Aux sceptiques, je ferais remarquer que l'on retrouve ces "drôles de rides" sur les coudes et les testicules, deux autres régions du corps comme par hasard très bien classées au hit-parade des blagues...


Bref, si l'anus est marrant, c'est à cause de ses plis.

Ca n'a l'air de rien mais il s'agit d'une avancée majeure dans la lutte contre l'homophobie.

Je m'explique : jusqu'à présent, les connaissances scientifiques en matière de potentiel comique de l'anus ne permettaient pas de raconter des blagues homophobes afin de démasquer les homophobes (= ceux qui rigolaient).

En effet, si personne ne rigolait, c'était la personne qui racontait l'histoire qui se retrouvait accusée d'homophobie.

Mais aujourd'hui que, tel Pasteur dans son labo, j'ai isolé le facteur comique dans l'anus, je peux le remplacer dans mes blagues homophobes par quelquechose qui jouera sur le même mécanisme et qui m'évitera de passer moi-même pour un homophobe si personne ne rit.

EXEMPLE :

A une personne suspectée d'homophobie, on dira : "Eh regarde un sharpei !!!"

La personne rigole : c'est un homophobe.

La personne ne rigole pas : au pire, tu passes pour un mec moyennement pertinent dans ses interventions.
(je dis "au pire" et "moyennement", parce que c'est quand même un chien assez spectaculaire).

La personne ne rigole pas, le sharpei a la rage : une vie est sauvée.


Variante : le sharpei a la rage, la personne rigole, parce que en fait le sharpei n'a pas vraiment la rage, c'est le sharpei de Pasteur, Pasteur a trouvé un vaccin contre la rage, du coup il se retrouve avec plein de cobayes en parfaite santé, que faire de tous ces chiens ? se demande Pasteur !! Boâh, j'ai qu'à les noyer en disant qu'ils ont la rage.



@ P. Bateman : résultat de l'opération "street-marketing : au coeur du Marais", j'ai une adresse équipée de l'un des derniers Baby-Foot de Paris : Oh ! Fada, 35 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie.

Un baby-foot dans une backroom : de quoi enfin ressortir le vocabulaire des années lycée : "Roulette ! Gamelle ! Dans le fion !"


@ Antoine Boulin : tu as raison, je vois ce blog comme un complément du spectacle, l'équivalent des indications bibiographiques à la fin des fiches révisions dans Phospore :
"Pour aller plus loin..."

Sauf que là le sujet c'était : "Pourquoi n'est-ce pas la peine de découper le saucisson ?"


@ François & Funz : je ne communique pas encore trop sur mes passages radios... Mais, comme vous pouvez le lire, je m'entraîne sur quelques thèmes bien ciblés.


@ tous : merci, à bientôt.

Ecrit par : Esclave de Bilco | 11.09.2006

Bonjour Docteur Bilco,
je m'appelle Jean-Marc Plissé. Votre analyse m'a beaucoup intéressé.
Est-ce à dire que je suis hilarant de naissance? Est-ce la raison pour laquelle les gens, en me voyant, s'eclaffent en hurlant "je suis plissé de rire" ou "j'en plisse de rire"?

Ecrit par : Juju | 17.10.2006

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