16.04.2006
Objectif NO-TO-RIEU-TEU
Une image et sa légende à l'arrache : mon "gentil blog" se looke en "badboy myspace", amorce de mue vers l'âge adulte...
Comment accéder à la NO-TO-RIEU-TEU ?
Le secret : assumer.
Tu t'apprêtes à faire un One-Man-Show entier sur les émeutes en banlieue devant un public essentiellement familial ? Et alors ? Assume.
Ton plan initial était d'écrire notoriété en majuscules, mais sans les accents sur le E, les internautes risquaient de lire
"NO-TO-RIEU-TEU" ?
Oh oh oh mais c'est grave ça !
Regarde ce sale Punk avec ses cheveux bleus. Tu crois que lui, il n'assume pas ?
Tu crois peut-être que c'est le genre de Zombie à utiliser la fonction "Yeux Rouges" de son appareil photo numérique ?
Tu crois peut-être qu'il assume pas son look et qu'il roule dans une Testarossa noire parce que rouge-c'est-un-peu-voyant ?
Assume, ne cherche pas à biaiser, à tricher, c'est quoi que tu veux ? La NO-TO-RIé-TIé ?!! Mais laisse moi rire très fort : hA hA hA aH ah !
Je ris de toi, car j'en ai assez que tu fasses les choses à moitié. Typographiquement déjà.
TU VEUX SCORER AVEC CE BLOG, QU'ON PARLE DE TOI DANS LES MEDIAS ?? MAIS ALORS SOIS VRAI, ARRETE DE TE CACHER, DONNE, NOM D'UN CHIEN !
VA JUSQU'A ECRIRE DE VRAIS GROS MOTS SI C'EST CA QUE T'AS ENVIE ET PAS DES "NOM D'UN CHIEN" DE MERDE ! PUTAIN MAIS PARFOIS J'AI HONTE DE CETTE AUTO-CENSURE PERMANENTE QUI FAIT ECRIRE NOM D'UN CHIEN QUAND ON A ENVIE DE DIRE ENCULER DANS LE CUL SALOPE DE MERDE !
Je vais être très clair :
1) Ce blog sympathique est ringardisé dans sa forme actuelle par la première page MySpace venu et je le dis. Premier aveu d'une démarche visant à l'authenticité totale, ma planche de salut.
2) Le personnage auto-fictionnel "Esclave de Bilco" ne fait pas le poids face aux artistes électro aux identités-concepts béton pour la médiatisation.
Je l'assume et l'illustre avec le zombie Kavinsky, "mort en 1986 dans un accident de voiture, qui revient pour se venger et mettre le feu aux dancefloors".
C'est pas de la bombe de pitch, ça ?
En plus, il revient avec les cheveux BLEUS et une Testarossa ROUGE. Il se la pète et il t'emmerde, d'accord ?
Et si ça se trouve, comme si on était déjà pas totalement fan de lui, quand un petit connard à moto le grille au démarrage, son sang de zombie ne fait qu'un tour, de la main droite il passe les vitesses en trombe, de la main gauche il remonte péniblement la fenêtre en tournicotant la manivelle (c'est une Ferrari de 1986) et là il pousse dans un grogrement rauque son juron préféré :
Nom d'un chien !
Et là c'est classe.

14:00 Publié dans Moi | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
11.04.2006
Les années Essec : Partie I
J'ai posé quelques questions à Bilco sur le pourquoi de son brutal changement de cap dans la vie (d'école de commerce à humoriste). J'ai besoin de plus d'informations pour savoir comment communiquer sur le sujet dans son dossier de presse...
Bilco, tu es diplômé de l'Essec en 2001, et là tu décides de te lancer sur les scènes de café-théâtre. Un parcours qui n'est pas sans rappeler celui de François-Xavier Demaison, fiscaliste à New-York, aux premières loges quand les tours s'effondrent, il plaque tout pour faire rire les gens... Est-ce que toi aussi, tu as réalisé le 11 septembre la "fragilité de l'existence" ?
Ce jour-là, j'ai surtout réalisé qu'un paquet de gens allaient se servir des attentats comme un prétexte pour se mettre à dire et à faire n'importe quoi : subitement, des types ont déduit que si les Américains prenaient des avions dans la face, c'est qu'ils l'avaient bien cherché et que c'était bien fait... Dans la foulée, d'autres attentats, guerre contre l'Irak et un ex-fiscaliste en promo chez Cauet, je crois effectivement que le 9/11 a levé pas mal d'inhibitions chez les gens, et pas forcément pour le meilleur.
Mon électrochoc personnel est antérieur de quelques mois et heureusement, parce que ça m'aurait bien fait chier de commencer ma vie professionnelle en ayant une dette à l'égard de Ben Laden... Oui, je crois que "Ne jamais devoir quoique ce soit à Al Qaida" serait tout à fait acceptable comme philosophie de vie, en tout cas c'est le conseil que je donnerais à un jeune humoriste qui voudrait se lancer.
Pierre Palmade (qui a fait une prépa HEC) s'est réclamé à ses débuts de Jacqueline Maillan, et c'est clairement un meilleur parrainage que Ben Laden.

Qu'est-ce qui explique alors ton virage à 180° ?
Le sommet du G8 à Gênes (juillet 2001) m'a bien marqué, déjà parce que c'était la première fois que je partais en voyage dans un car avec des jeunes de la Ligue Communiste Révolutionnaire. Ce sont de sympathiques compagnons, des gens responsables, pour certains impressionnants de culture politique, mais j'ai quand même eu l'énorme satisfaction de les écraser aux échecs à l'aller. Balancer "Echec & Mat" à un barbichu qui cite Trotski, ça a une saveur spéciale...
A l'époque, je faisais les exercices de l'Ecole des Echecs d'Alexandre Kotov et j'ai vraiment déchiré tout le car à grands coups d'attaques violentes, de sacrifices audacieux etc.
Une sorte de métaphore prémonitoire du champ de bataille qu'allait devenir Gênes dans les trois jours suivants...
Black Block contre Carabinieri, ça a été assez violent des deux côtés, mais la palme revient à la police italienne, qui a joué tout le sommet façon défense sicilienne de fer. Ils ont tué un manifestant dans des circonstances troubles, mais surtout ils ont fait des descentes dans des dortoirs d'altermondialiste pour des bâtonnages clandestins bien dégueulasses.

Le turban de Ben Laden, la gouaille de Jacqueline Maillan
Enfin à Gênes, j'étais un peu en touriste, le bien le mal tout cela était flou... Il faisait beau j'ai raté le départ d'une manifestation et je me suis retrouvé errant dans les rues. J'ai croisé des jeunes casseurs amateurs qui cherchaient le "Black Block" pour lancer des trucs sur la police. Pour te dire, je leur ai indiqué le chemin la conscience tranquille, je n'ai absolument aucun sens de l'orientation.
Pour simplifier on va dire que je suis sorti de là révolté par la "fragilité de l'existence" (enfin surtout la fragilité de l'existence des autres comme souvent dans ce genre de prise de conscience), révolté contre la société, contre les institutions... Aujourd'hui je défends sur scène des positions opposées, mais toujours marquées par un refus de la violence comme moyen d'expression.
L'un dans l'autre, c'est vraiment au sommet du G8 que j'ai basculé...
L'éclatement de la bulle Internet en 2000, la faillite d'Enron et d'Arthur Andersen en décembre 2001, c'est pas des trucs qui font douter un étudiant en école de commerce ?
Oui bien sûr. Les start-ups Internet, c'est comme la vodka pomme face au traditionnel kicoke, c'est des trucs qui font douter. Des fortunes qui se font et qui se défont, des entreprises parrains de promo (elles offrent un sac avec du shampoing pour nous fidéliser quand on arrive à l'école) qui sont en banqueroute 4 ans après et nous on est là avec nos cheveux sales et nos rêves brisés...
Mais si on veut changer de vie, mieux vaut ne pas attendre ce genre de déclic et comprendre tout seul qu'on se prend trop au sérieux avant que 10 Millions de stock-options en fumée ne te fassent réaliser que "la vie est absurde, l'existence fragile".
Et c'est pareil pour le "choc du 11 septembre" : n'abandonnons pas le privilège de déflorer notre naïveté au nihilisme explosif d'un terroriste sexuellement frustré.
17:55 Publié dans BILCO : BIOGRAPHIE en temps réel | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
10.04.2006
Figaro Etudiant 09/02/06
La carrière médiatique du comique Bilco commence ici.
Malgré le fait que je sois son attaché de presse officiel, je n'y suis pour rien, le Figaro Etudiant avait déjà chroniqué le "Club des Rêves" il y a deux ans, ils ont juste réactualisé le sujet, ça leur plaît les étudiants qui bifurquent...
Ce n'est en effet pas anodin que le premier article de presse sur Bilco se rattache à son passage à l'Essec : le package "études supérieures + carrière artistique" cartonne toujours auprès des journalistes. Ca me rappelle Jean-Philippe Durand, un footballeur moyennement obscur sur qui on faisait des papiers quand on cherchait un intello du ballon rond... Une petite recherche sur Google et j'apprends que Jean-Luc Sassus et Jean-Christophe Thouvenel étaient dans le même cas... Un article un peu chiant, qui n'aura pas dû motivé beaucoup de jeunes footeux à réviser leurs cours dans les centres de formation, et c'est dommage car seulement 10% d'entre eux signeront un contrat professionnel.
Bref l'article sur Bilco ne donnera envie à personne d'aller le voir sur scène, être passé dans une école de commerce condamne-t-il à avoir l'air bien chiant en interview je vous le demande, et est-ce que tes parents l'ont bien pris ? Eux qui avaient payé tes études et blabla et blablabla ?... C'est vraiment très intéressant Bilco, mais nous on préfère aller voir le One-Man-Show de Jean-Luc Sassus, ça a l'air nettement plus fun.
Je lance donc un grand chantier de réflexion sur le thème : "trouver une façon plus sexy de communiquer sur le parcours professionnel de Bilco".
13:41 Publié dans BILCO : PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.04.2006
"Pelouse Interdite", dernières !
Après 1 an de programmation au Moloko, Bilco va fouler quelques "Pelouses Interdites" pour ces toutes dernières représentations.
Ca se passe à la Taverne de Nesle, c'est le mercredi à 20h00 jusqu'au 19 avril inclu.

"Pelouse Interdite", un spectacle d'humour sans jeu de mots, sauf sur l'affiche...
Ca me fait un petit pincement au coeur parce que c'est le premier spectacle de Bilco que j'ai vu, et c'est aussi le premier sur lequel j'avais collaboré en termes de communication.
Après l'avoir vu à l'oeuvre, je lui avais glissé une petite phrase qui résumait bien son One-Man-Show et qu'il avait d'ailleurs glissé sans scrupule dans son dossier de presse de l'époque :
"Louvoyant aux frontières du réel, Bilco fait passer des messages, avec l'innocence d'un pigeon voyageur volant au travers d'un feu de DCA."
Si cette métaphore vous parle autant qu'à moi (colombophilie et seconde guerre mondiale, ça laisse rêveur...), n'hésitez pas à aller squatter la "Pelouse interdite" avant que le pique-nique ne soit terminé.
13:20 Publié dans BILCO : ACTUALITE d'aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.04.2006
Un plateau d'humour
Ce soir, 21h30 à La Locandiera, 145 rue d'Oberkampf dans le 11ème arrondissement de Paris, Bilco et quelques autres artistes animeront une réunion de bénévoles du café-théâtre.
Le principe est simple : chaque artiste offre 10-15 minutes de son répertoire, mélange de sketchs éprouvés et de nouvelles blague à tester. Le public, composé de volontaires, fournit par ses réactions (rires, sourires, fuites) de très intéressantes indications sur le potentiel humoristique de tel ou tel passage.
La Locandiera prépare gracieusement un délicieux plat de pâtes pour chaque humoriste.
La soirée est organisée de main de maître par Aude, petite brunette pétillante.
Chaque soir, partout en France et dans le monde, des anonymes partagent ainsi une bière et un bon moment de détente, permettant d'oublier le temps d'une soirée la rudesse du quotidien. A la Locandiera, l'entrée est de 5 € il me semble, de quoi couvrir les frais et chauffer les loges en torchis des comédiens.
Touché par la sincérité et la générosité de ces démarches individuelles, j'offre de bon coeur à mon tour cet espace de communication afin de contribuer au succès d'une soirée placée sous le signe de la solidarité.
En plus il y a sûrement plein d'invitations gratuites sur le Net : bon plan !
13:00 Publié dans BILCO : ACTUALITE d'aujourd'hui | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



